fbpx
Skip to content

France Football annonce le nouveau règlement pour l’attribution du Ballon d’Or ; comment ces nouvelles règles pourraient influencer la répartition des points lors des prochaines éditions ?

Le vendredi 11 mars 2022, France Football et le journal français l’Équipe ont annoncé que le règlement pour l’attribution du fameux prix dénommé « Ballon d’Or » a été révisé. Ces nouvelles règles changeraient la donne et déboucheraient sur de nouvelles possibilités de sacre alors que depuis plus d’une dizaine années, il y a souvent un débat autour du joueur récompensé que ce soit Messi en 2010, Cristiano Ronaldo en 2013 et Messi en 2021 car la majorité des spectateurs avaient très clairement d’autres joueurs favoris comme respectivement Wesley Sneijder, Franck Ribéry et Robert Lewandowski ces années-là.

Depuis 1956, le Ballon d’Or (Balón de Oro en espagnol et Golden Ball en anglais, ndlr) est de loin la meilleure récompense individuelle pour un joueur de football, et depuis sa création plusieurs grands joueurs l’ont accroché à leur palmarès. Néanmoins, pour gagner ce prestigieux prix créé et décerné par le magazine français France Football, plusieurs règles d’attributions ont été établies. Du point de vue historique, le Ballon d’Or, jusqu’en 1995, était déféré uniquement à des joueurs européens évoluant dans un club du vieux continent. Cependant des joueurs venant d’autres continents comme l’ancienne gloire du football libérien en Afrique Georges Weah (en 1995), Luis Nazario Da Lima, Ronaldo (en 1997 puis 2002), Rivaldo (en 1999) et Ronaldinho (en 2005) en Amérique ont été sacré Ballon d’Or après l’assouplissement des règles validant les joueurs non-européens à être candidats au trophée mais pour cela ils devaient évoluer en Europe l’année de son attribution. Il a fallu attendre jusqu’en 2007 pour que cette distinction puisse être décerné à un autre joueur n’évoluant pas en Europe quoique ce scenario-là ne s’est jamais produit. La seule situation presque similaire a été la dixième place glanée par Neymar Junior en 2011 alors qu’il jouait encore pour le FC Santos au Brésil.

Le vendredi 11 mars 2022, France Football et le journal français l’Équipe ont annoncé que le règlement pour l’attribution du fameux prix dénommé « Ballon d’Or » a été quelque peu révisé. D’une façon ou d’une autre, ces nouvelles règles changeront la donne et déboucheront sur de nouvelles possibilités de sacre alors que depuis plus d’une dizaine années, il y a souvent un débat autour du joueur récompensé que ce soit Messi en 2010, Cristiano Ronaldo en 2013 et Messi en 2021 car la majorité des spectateurs avaient très clairement d’autres joueurs favoris comme respectivement Wesley Sneijder, Franck Ribéry et Robert Lewandowski ces années-là.

Pourtant grand favori au Ballon d’Or en 2021, Robert Lewandowski est élu meilleur attaquant de l’année par France Football. Crédit Photo: Bayern Munich

Réduction du nombre de votants, seuls les représentants des 100 premiers pays au classement FIFA voteront. Donc le jury passe de 170 à 100.

À la base, seulement 16 journalistes pouvaient voter afin d’élire qui est le meilleur joueur du monde sur une année, mais les choses se sont vite changées puisqu’ensuite 180 pays ont eu le droit de veto par le biais de leur affiliation à l’instance mère du football mondial, la FIFA. C’en est pratiquement fini car cette règle est à nouveau modifiée. Quid de la réforme au niveau des votes ?

Lire aussi:  Sixième après 16 journées de Liga, Ronald Koeman peine à trouver la bonne formule

Ce sont désormais les 100 pays les mieux classés selon le fameux classement mensuel de la FIFA qui auront le droit de voter afin de désigner le prochain Ballon d’Or. Compte tenu de cette mesure drastique, un journaliste sera donc autorisé à voter. Bien que la Confédération sud-américaine de Football (CONMEBOL) soit la plus petite des confédérations, elle sera la seule à voter à 100% puisque tous les pays qui composent ladite confédération font partie des 100 meilleurs au classement de la FIFA actuellement. La zone européenne, quant à elle, aura une réduction de quatorze pays par exemple. Par ailleurs, sur les 54 pays de la Confédération Africaine de Football (CAF), seulement 21 pourront voter, 32 pays du continent asiatique, 10 à la CONCACAF. En sus, tous les pays de la Confédération du Football d’Océanie (OFC) sont donc exclus des votes.

En effet, ce changement de formule au niveau des voix est considéré comme une véritable révolution. Mais, selon le rédacteur en chef de France Football, en l’occurrence Pascal Férré « il ne sera pas question d’abandonner le principe que toutes les voix se valent quel que soit le pays, en revanche, l’idée est de limiter le jury à de vrais connaisseurs ». Il est à rappeler que grâce à cette nouvelle adoption, les journalistes de France Football ne seront pas les seuls à indiquer la liste des 30 nommés, au surplus deux autres grandes figures pourront donner eux aussi une liste de 30 joueurs susceptibles de participer dans la course au Ballon d’Or. Il s’agit de l’ancien international ivoirien et ambassadeur du Ballon d’or – Didier Drogba – et le journaliste votant le plus clairvoyant lors de l’édition précédente. De fait, la liste définitive des 30 nommés sera tout à fait une reconstitution des trois listes : celles des journalistes, de Didier Drogba et du votant de l’édition précédente.

La période prise en compte sera celle d’une saison (Août à juillet) et non d’une année civile

Il a été souvent difficile de mesurer les performances d’un joueur sur deux demi-saisons pour une année complète lors des votes pour le Ballon d’Or lors des éditions passées puisqu’un joueur peut terminer une saison de la plus belle des manières et manquer le commencement de la saison suivante. À titre de comparaison, Leo Messi a terminé la saison 2020-2021 comme étant le meilleur buteur en Liga et en Copa America mais aussi le meilleur joueur et meilleur passeur de cette même compétition. En revanche, au moment de l’attribution du Ballon d’Or en novembre 2021, il n’a eu que deux buts en championnat avec le PSG pour aucune passe décisive. L’inverse est aussi possible car un joueur peut manquer une saison et commencer la suivante sur de bonnes notes et partir favori à la course au Ballon d‘Or. Cette nouvelle règle qui veut que le joueur soit évalué sur une saison entière permet beaucoup plus de clairvoyance dans le jugement des votants car il n’a pas à juger un joueur sur pratiquement deux saisons. Si l’on considère cette règle, la Ligue des Champions 2021-2022 sera déterminante dans l’attribution du Ballon d’Or 2022 puisque c’est le tournoi majeur de la saison en cours. Le Mondial Qatar 2022 comptera quant à lui pour l’édition 2022-2023. Partant de ce principe, il sera très difficile pour un joueur comme Kilyan Mbappé ou encore Leo Messi d’être sacrés Ballon d’Or en 2022 même si on ne peut écarter le fait que les performances individuelles tels que les buts et passes décisives vont mettre du poids sur la balance.

Lire aussi:  Ligue des Champions : Le Barça en mauvaise posture après un deuxième revers consécutif.
Luka Modric élu Ballon d’Or en 2018 après une Ligue des Champions raflée avec le Real Madrid et une finale de Coupe du Monde avec la Croatie perdue contre la France 2-4. Crédit Photo: RSD

Le critère numéro 1 sera les performances individuelles. Les performances collectives ainsi que le fair-play sont prises en compte de façon secondaire.

La question a été toujours de savoir quelle catégorie de performances privilégier lors de l’attribution du BO. Sont-ce les performances individuelles ou collectives ? À aucun moment on n’a vraiment senti que l’une est plus considérée au détriment de l’autre. En contextualisant, on peut noter par exemple que Cristiano Ronaldo a été élu BO en 2013 après une saison blanche avec le Real Madrid et tandis que Jorginho a terminé à la troisième place en 2021 en remportant la Ligue des Champions et la Coupe d’Europe la même année. Ces deux scenarios indiquent tout simplement que les performances individuelles prévalaient. Cependant, en 2021, Robert Lewandowski a terminé l’année en étant le meilleur buteur du championnat allemand (2020-2021, 41 buts) et donc soulier d’or européen, meilleur buteur des compétitions européennes (club et sélections, 22 buts) et meilleur buteur de l’année civile (69 buts pour 59 matches). Individuellement au-dessus du lot pendant toute l’année mais deuxième derrière Messi au BO. Incongruence ? Puisque le ballon d’or est un prix individuel, il est tout à fait logique de considérer premièrement les performances individuelles comme le nombre de buts marqués, passes décisives délivrées ou encore le nombre de fois où un joueur a été élu « Homme du match » puis les performances collectives comme les titres remportés avec son club ou son pays.

Cette règle permettra à un joueur qui a été nettement supérieur aux autres de gagner le prix même en jouant dans une équipe de calibre inferieure ou même étant d’une nationalité peu connue comme l’égyptien Mohammed Salah du Liverpool FC, le norvégien Erling Braut Haaland du Borussia Dortmund ou le serbe Dusan Vlahovic de la Juventus de Turin. Après des débats interminables autour du joueur sacré BO presque chaque année, on espère que ces nouvelles règles seront le tremplin pour une attribution juste et impartial de plus grand prix individuel pour un joueur de football.

4 Comments »

Laisser un commentaire